La lumineuse mise au point de Guy Sorman sur l’imposture intellectuelle DSK m’a inspiré après coup deux ou trois dégagements collatéraux que je vous livre en vrac:
Guy Sorman, c’est un intellectuel avec lequel je me suis très souvent senti en désaccord, en particulier quand il parlait d’immigration, mais sans jamais que sa personne et sa gueule ne me donnent des haut-le-cœur. A l’inverse, lorsque j’aperçois Villepin ou Chevènement, il me suffit qu’ils bougent la lèvre inférieure pour savoir que chacun de leurs mots va nous séparer…. C’est fondamental, ce genre chose. La philosophie politique, comme toutes les autres, est d’abord une affaire de sensibilité, de jaillissement, d’éclaircies que l’on a ou pas le don de repérer…. C’est une discipline artistique, la philosophie.
Accessoirement, on constatera que le libéral peut être gentiment tête à claques, débiter des conneries, mais qu’à l’inverse des jacobins, il ne bave jamais en parlant, qu’il n’y a pas dans leurs rangs des Soral, ou des Mélenchon, des types qui font immanquablement songer aux chômeurs professionnels et communistes qui en 1945, attrapaient par les cheveux les filles qu’ils n’avaient pas pu sauter pour les emmener devant le comité d’épuration du village…. Des ivrognes communistes, il en existe de toutes sortes, on en trouve presque partout, chez les jacobins de droite et de gauche, chez les cédévacantistes, aussi, mais force est de constater que les libéraux sont les seuls qui échappent à la règle et qu’en brodant autour de cette vérité empirique, on pourrait écrire des tomes qui boulverseraient la science politique de fond en comble.